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Journal de bord du week end à la mer vers Pornic

Samedi

11h10 : c'est sous un soleil bien caché que nous nous retrouvons, et que nous nous préparons pour cette épreuve de force : faire 100 km à vélo en deux jours.

12h10 : c'est le départ (eh oui une heure pour se préparer, alors qu'on était que 6).

12h30 : C'est arrivé près du MIN qu'Adela nous quitte : elle a eu le courage de nous dire qu'elle ne se sentait pas prête pour une si grande balade. C'est donc avec des larmes dans la voix, et un mouchoir à la main que nous lui disons au revoir.

Je fais donc une petite parenthèse pour décrire notre joyeuse troupe de 5 :

14h00 : arrivée au Port St Père, déjà la moitié du chemin, quels cyclistes quand même, hein? et même pas dopés en plus. Donc c'est la pause tant attendue de midi. Au programme, repas gastronomique français, avec du fromage (et pas n'importe lequel, du bon mayennais) et du vin blanc made in Regis.

15h00 : Fin de la pause. Ben oui faut dire qu'avec le vin, la pause a été assez longue, en même temps, il fallait bien finir la bouteille.

15h30 : Halte au Super U Ste Pazanne. Edifice pittoresque, et magnifique, datant du dernier tiers du vingtième siècle, et qui proposait, en ce moment, - 20% sur la sélection fête des mères qui comprenait (excusez-moi du peu), l'épilateur Miniliss, le service a porcelaine et l'ensemble sac plus étole (Non en fait on est allé au Super U car Rudiger avait besoin de nouveaux patins de frein, Régis voulait le journal, et en plus on n'avait plus de vin).

15h50 : Voici nos héros qui sortent fièrement du Super U en brandissant leurs bouteilles de vin. Pendant que Lionel aidait Rudiger à installer ses nouveaux patins de frein, Régis décida d'écrire une lettre enflammée à Ouest France, qui prévoyait du beau temps pour Samedi (alors que rappelons que le soleil était toujours très caché)

16h10 : c'est le nouveau départ, prochaine étape la mer

17h30 : Ah la grande bleue qui s'étendait là juste devant nous, quel beau spectacle.

17h50 : après avoir patrouillé un peu dans la Bernerie en Retz, on réussit à trouver un camping pas trop cher, et surtout ouvert : c'est le camping de la Plage, aux moutiers en Retz, 3 étoiles quand même.

18h20 : après voir trouvé un super emplacement, à l'abri du vent mais juste en face de la mer, c'est la dispersion. Pendant que le groupe des hommes des bois, constitué de Rudiger et Lionel, monte les tentes, l'autre groupe fonce au G20 (non c'est pas un groupe de pays, c'est juste une supérette), pour le soir.

19h00 : chacun a accompli sa mission, c'est l'heure de la bière bien méritée, face à la mer (comme dirait Calogero)

19h30 : après une bonne bière, tout le monde à l'eau. En même temps, à 15 degrés, le bain n'a pas été trop long

20h10 : le plus dur, quand on se baigne dans une mer froide, c'est d'en sortir, surtout quand il y a beaucoup de vent. J'en fais les frais avec Régis, et on redécouvre donc les joies de la douche bien chaude dans les sanitaires du camping.

21h20 : c'est l'heure de la bouffe. Au menu, pâté, jambon vendéen (eh oui on continue à faire découvrir le patrimoine français à nos voisins allemands), et aussi un peu de légumes, carottes râpées et tomates. Et bien sûr de la boisson, vin rouge, bu dans des bouteilles de bière (c'est l'idée de Régis face à la pénurie de gobelets), et du vin blanc que j'ai presque bu tout seul, car, j'ai honte de l'avouer, mais je n'aime pas le vin rouge.

22h30 : c'est l'instant poétique. Corinna est attirée par deux lumières vertes (c'étaient les éoliennes, comme quoi c'est joli la nuit) et tout notre petit monde est émerveillé par la pleine lune rousse.

23h15 : ça va un moment la poésie, mais il y a vraiment trop de vent face à la mer, donc on retourne tous a notre emplacement pour finir les bouteilles. Soudain, nous sommes témoins d'une violente altercation entre nos charmants voisins, qui passaient leur temps devant la télé, à regarder le Plus Grand Cabaret du Monde, et une vieille aigrie qui se plaignait du bruit de leur télé.

01h00 : tous au lit.

Dimanche

09h00 : lever (oui d'autres étaient levés avant, mais bon je n'ai pas les info précises). Notre charmant voisin nous relate les faits d'hier soir. Selon son propre aveu, 5 ans auparavant, il lui aurait foutu, et je cite, la « main dans sa gueule », mais aujourd'hui, il a arrêté de travailler donc il est revenu à des moeurs plus pacifiques (allez comprendre).

09h20 : petit déjeuner :à l'allemande cette fois, avec au menu, de la charcuterie, de la margarine (et encore Corinna nous a dit que certains allemands mangeaient des tartines de pâté confiture). Et comme boisson (mais non pas du vin, pas dès le matin quand même), mais les feuilles du maître du thé (alias Lionel). Et comme on avait pas d'eau chaude, notre charmant voisin nous a proposé gentiment de nous en donner (ce qui confirme une règle générale : le beauf est gentil)

10h30 : J'entame avec Rudiger une partie de Frisbee endiablée tandis que Lionel le sage enseigne la spiritualité à ses disciples.

11h15 : c'est le début d'un grand match de volley international, Allemagne – France, avec comme issue finale, la victoire de l'Allemagne, 22-20. Du grand sport

12h30 : après un vote serré, on décide de ranger toutes nos affaires avant d'aller manger.

14h00 : arrivée à la crèperie la Pom'Retz, à la Bernerie en Retz. Une serveuse très sympathique, un service rapide, un grand choix de crêpes et un service rapide. Que demander de plus?

14h45 : fin du repas. Le temps à Rudiger de prendre une glace à l'italienne, pendant qu'on comate sur un banc, abattus, rien qu'à l'idée qu'il nous reste le retour à faire.

15h15 : le départ, un départ en trombe (d'autant plus que pour commencer y a la grosse montée pour sortir de la Bernerie)

16h00 : n'en déplaise à Lionel, mais nous ne sommes pas pour faire une sieste digestive, et on decide de faire la pause au Port st Pere. Les derniers kilomètres sont vraiment très sportifs, car d'après le compteur de Régis, on aurait fait du 22 km/h en moyenne sur 4 ou 5 km.

17h00 : goûter copieux avec tous les restes. Au menu rillettes fondues (mais ca n'a pas arrêté Rudiger), bananes écrasées (mais Régis les préfère comme ça), toujours du Bon Mayennais, et bien sûr, comme c'est un goûter, beaucoup de biscuits (notamment les biscuits fourrés chocolat, que Corinna aime tant). Et bien sûr, comme boisson, du vin.

18h15 : fin du goûter. C'est la dernière ligne droite de 22 km.

20h10 : arrivée chez Régis, une petite maison sympathique en plein coeur de Rezé. Rudiger a dû repartir chez lui, donc nous ne sommes plus que quatre, ) nous détendre sur sa terrasse, et boire de la bière « saveurs d'alsace » de Super U. Et voilà, les 100 km ont été parcourus, personne n'a crevé, ni même déraillé, tout le monde a suivi et surtout l'est bien éclaté. Une très bonne balade en somme, à refaire absolument.